Comment devenir Télépilote Professionnel de Drone ?

 

Pourquoi devenir télépilote professionnel de drone ?

 

Tout comme pour les taxis, en France, afin de pouvoir vendre des images prises par drone, il faut nécessairement être professionnel.

Les vols loisirs sont coutumièrement « cantonnés » à un seul objectif en termes d’images : les photos et vidéos de vacances.

 

Si vous souhaitez pouvoir : faire des photos de mariages, des inspections de toitures ou d’ouvrages, des relevés topographiques, des rushs pour des tournages, du suivi de foules, etc...

Alors il vous faudra impérativement devenir télépilote professionnel.

Comment devenir télépilote professionnel de drone ?

 

Pour devenir télépilote professionnel il vous faut deux documents :

- Une attestation de suivi d’une formation pratique, émanant d’un organisme de formation (comme le nôtre),

- Le diplôme théorique de télépilote de drone,

 

Comment obtenir l’attestation pratique ?

 

En suivant notre formation !

Il existe de nombreux centres de formation dans toute la France, avec des formations plus ou moins longues, plus ou moins spécialisées.

 

La formation pratique que nous proposons est assez généraliste et convient à tous les publics : comme les vidéastes et photographes, les huissiers, les géomètres, les policiers, les pompiers, les amateurs éclairés, etc.

 

Un petit examen pratique est à réussir, mais comme à ce jour, tous les candidats ont  réussi, cela s’apparenterait plus à une formalité qu’à un examen.

 

A noter que depuis le 1er Juillet 2018, la formation pratique doit obligatoirement être suivie dans un centre de formation, il n’est plus possible de se former en autodidacte.

Enfin, s’il est naturellement possible de prétendre faire ce que vous voulez de votre temps libre avec votre drone, vous ne pourrez cependant jamais  faire valoir votre savoir-faire sans « le tampon » d’un organisme déclaré (comme le nôtre).

 

Comment passer l’examen théorique ?

 

L’examen théorique est à passer en candidat libre auprès de la DGAC. En Ile-de-France il y a deux centres, un à Orly et l’autre à Beauvais. Il existe d’autres centres d’examen un peu partout dans l’hexagone : Lille, Dijon, Rennes, Bordeaux, Toulouse, Lyon, etc.

Une session est organisée tous les 15 jours environ. Les candidats se présentent aussi bien pour du drone que pour de l’ULM, de l’avion ou de l’hélicoptère, n’espérez donc pas copier sur votre voisin.

 

L’examen consiste en une série de 60 questions, avec pour chacune une seule bonne réponse possible. A partir de 45 bonnes réponses vous réussissez l’examen. Bravo !

Les questions portent sur divers sujets plus ou moins liés au drone : la réglementation des aéronefs télépilotés, la météorologie, le fonctionnement d’un GPS, comment vol un avion, l’électricité, l’alphabet international, la lecture d’une carte OACI, les procédures de décollage par drone, le dépôt d’une demande à la préfecture, les règles de l’air, la navigation, etc.

 

Vous pouvez naturellement préparer l’examen par vous-même, sans formation (bon courage !).

Nous vous conseillons cependant et vivement de suivre notre formation qui comporte un entrainement intensif à cet examen, avec un taux de réussite du premier coup de 95% (et de 100% à la deuxième tentative).

 

L’inscription à la DGAC coute 30€, vous pouvez passer l’examen autant de fois que vous voulez (c’est comme au casino, tant que vous payez vous pouvez jouer.)

 

Et après ?

 

Ah oui, l’aventure ne s’arrête pas là !

En effet, il vous faudra ensuite souscrire une assurance. Vous aurez à créer un espace professionnel sur Alpha-Tango si vous êtes indépendant, ou veiller à ce que vous soyez inscrit sur le MAP* de votre employeur. Il faudra enfin veiller à immatriculer vos drones destinés à être utilisés à des fins professionnelles.

 

Okay, c’est bien beau tout ça, mais être professionnel cela apporte quoi concrètement ?

 

Comme expliqué plus haut, devenir professionnel permet de vendre les images ou de les utiliser à des fins professionnelles (un géomètre par exemple, qui ne vend pas les images en tant que tel mais il s’en sert pour effectuer des mesures).

 

Devenir télépilote professionnel permet également de pouvoir décoller de n’importe où, y compris en ville ! La possession de la certification officielle devient absolument incontournable lorsque l’on effectue régulièrement des tournages ou des suivis de chantiers ou de prises de vues sur tout autres événements.

 

A noter également que devenir professionnel permet de souscrire une assurance dites « responsabilité civile professionnelle », qui permet de vous préserver du pire des cas, de couvrir les dégâts provoqués par la chute du drone sur un édifice classé aux monuments historiques ou (pire) sur une personne physique. Votre dextérité, grâce à la qualité de votre formation, et la fiabilité de votre drone, devrait vous prémunir de ces genres de catastrophes.

 

* Qu’est-ce que le MAP ?

 

Le MAP : Manuel d’Activité Particulière, est un document propre à chaque structure exploitant des drones (indépendant, entreprises, associations, etc.). Ce livret liste principalement les drones et les télépilotes impliqués professionnellement dans la structure, ainsi que toutes les procédures de maintenance, d’entrainement des pilotes et bien d’autres rubriques relatives à l’activité de pilotage de drone de l’exploitant.

 

Vous trouverez un canevas de MAP ici.